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Maîtrise d'œuvre

LA MAÎTRISE D'ŒUVRE
                                                                                                      
Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas.
C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.
Sénèque

DÉROULEMENT D’UNE OPÉRATION DE CONSTRUCTION

Selon le schéma classique, une opération de construction courante crée une relation tripartite entre le maître de l’ouvrage, l’architecte et l’entrepreneur : Le maître de l’ouvrage fait la commande de l’ouvrage, l’architecte le conçoit et l’entrepreneur le réalise. Cependant, en raison de la complexité croissante des projets, de l’évolution des techniques et des progrès technologiques que connaît ce domaine, cette relation s’est élargie progressivement au fil des temps pour intégrer d’autres professionnels et techniciens spécialisés dans des disciplines très variées telles que l’économie de la construction, la planification et la coordination, la géotechnique, les fluides, hygiène et sécurité, énergies et environnement, etc. Le principe fondamental commande-conception-réalisation reste invariable mais les intervenants, de plus en plus spécialisés, deviennent plus nombreux, leurs rôles plus étendus et ayant des responsabilités plus partagées.

Par ailleurs, pour les constructions d’une relative importance, la tendance actuelle eu égard à la mondialisation et à l’internationalisation des prestations et des services est que les acteurs principaux, architectes et ingénieurs notamment, s’associent pour constituer une équipe pluridisciplinaire capable de prévoir et de résoudre à temps les problèmes susceptibles d’entraver le bon déroulement de l’opération et d’offrir aux commanditaires les garanties architecturales, techniques, technologiques et économiques. Cette démarche, lorsqu'elle est maîtrisée, contribue à satisfaire pleinement les besoins des maîtres d’ouvrages publics et à rassurer les donneurs d’ordres et les pouvoirs publics.

Les missions de ce groupement de professionnels ou regroupement de compétences, peuvent fructifier ou non selon l’homogénéité du groupe, le degré d’organisation de chacun de ses membres et la coordination de leurs activités. Ces rapports méritent d’être traités dans leur globalité étant donné l’intérêt particulier qu’ils représentent, notamment dans les projets techniquement complexes qui demandent l’intervention de plusieurs spécialistes, augmentant ainsi le risque d’enchevêtrement des compétences et d’inversion des rôles, et il n’est pas rare de voir des acteurs se partager les mêmes tâches et se disputer les contrats correspondants, ce qui se traduit par une non-qualité manifeste au niveau des interfaces quant au contenu des missions.

Néanmoins, les lois et les règlements en vigueur précisent les champs d’action et les fonctions de chacun et les codes de déontologie (1) et des devoirs professionnels établissent les bases de leurs relations. Dans la pratique, des situations de tension peuvent surgir entre les membres même de cette équipe lors du déroulement des études et pendant la phase de réalisation du projet, cela peut s’admettre mais leur comportement professionnel doit toujours prendre le dessus. De toute façon, on est encore loin d’être en présence d’une ingénierie forte et structurée à l’instar de ce qu’elle est en industrie où la co-conception représente un outil efficace d’amélioration de la qualité et de la productivité que les industriels utilisent depuis longtemps pour optimiser leurs produits.

En revanche, dans le Bâtiment ce lien est fragile en raison de la nature même d’une opération de construction : chaque projet est un prototype ; les intervenants, qui ne se connaissent pas à priori, ont des formations et des expériences différentes, donc des visions différentes et les enjeux sont également différents. Pour le maître d'ouvrage le choix de ce groupement de compétences n'est pas aisé, d'autant que cette alliance est, comme nous venons de dire, souvent conjoncturelle et l'on est rarement en présence d'une équipe de professionnels soudée dont les membres sont habitués à travailler ensemble. Dans certains pays, les structures (agences) regroupant divers professionnels, multidisciplinaires, existent et fonctionnent merveilleusement bien, à l'instar des cabinets d'avocats où l'on trouve des spécialistes du droit des affaires, du droit pénal, du droit du travail, du droit de la famille, etc. Quant aux honoraires (dans un groupement équilibré), nous pensons qu'ils devraient être répartis selon le nombre d'heures passées sur un projet et non selon le titre car, du point de vue difficulté, il est aussi difficile de concevoir une façade que de calculer une structure tridimensionnelle ou de concevoir des réseaux de fluides. Toutes ces tâches sont en principe faites par des professionnels...La réalité est très loin de cela, bien sûr. 

Enfin, si les missions confiées par les maîtres d’ouvrage publics aux principaux agents de la construction sont généralement définies par des textes juridiques qui régissent les activités de ces professionnels, il convient d’expliciter ces rôles en termes de plus-value que chacun d’eux sera amené à apporter au projet global. Pour ce faire, un exposé détaillé des fonctions, des missions et des responsabilités de chacun s’impose. L’objectif de ce chapitre étant de clarifier les rôles et les responsabilités de chacun des professionnels de la maîtrise d’œuvre.

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(1Fondés sur une réflexion éthique, ils abordent des aspects comme le professionnalisme, la confidentialité, la transparence, les liens avec le domaine, etc.
                                                                                                                                               
LES INTERVENANTS DANS L’ACTE DE CONSTRUIRE

Les intervenants dans l’acte de construire, ou agents de la construction, sont des personnes physiques ou morales qui participent depuis le début jusqu’à la fin au processus de construction et dont les obligations sont déterminées par les documents contractuels qui les lient et par les lois et règlements en vigueur.

L’ARCHITECTE

Au Maroc, son intervention est régie par la loi n° 016-89 relative à l’exercice de la profession d’architecte et à l’institution de l’Ordre National des Architectes, promulguée par Dahir n° 1-92-122 du 22 rebia I 1414 (10 septembre 1993). (B.O. n°4225 du 20-10-1993, page n°560).

L’article 1er de cette loi stipule que :

« L’architecte est chargé de la conception architecturale des bâtiments et des lotissements, de l’établissement des plans y afférents et de la direction de leur exécution. Il peut être également chargé du contrôle de la sincérité des mémoires comptables des entrepreneurs qui concourent à la réalisation des travaux afférents aux actes précités. Sous réserve des cas où la loi impose le recours à un architecte pour l’accomplissement d’actes déterminés, l’architecte assure tout ou partie des actes prévus au présent article suivant le mandat qu’il reçoit de son client ».

Par ailleurs, l’article 1er de la loi Française, en vigueur, n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l’architecture stipule que :

" L’architecture est une expression de la culture. La création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d’intérêt public. Les autorités habilitées à délivrer le permis de construire ainsi que les autorisations de lotir s’assurent, au cours de l’instruction des demandes, du respect de cet intérêt".

En outre, en France, le code de déontologie des architectes dispose à l’article 2, “Titre Ier : Missions de l’architecte” :

"La vocation de l’architecte est de participer à tout ce qui concerne l’acte de bâtir et l’aménagement de l’espace ; d’une manière générale, il exerce la fonction de maître d’œuvre".

Outre l’établissement du projet architectural, l’architecte peut participer notamment aux missions suivantes :

- aménagement et urbanisme, y compris élaboration de plans ;
- lotissement ;
- élaboration du programme ;
- préparation des missions nécessaires à l’exécution des avant-projets et projet ; consultation des entreprises, préparation des marchés d’entreprises ; coordination et direction des travaux ;
- assistance aux maîtres d’ouvrage ;
- conseil et expertise ;
- enseignement."

COMPÉTENCES DE L’ARCHITECTE

Le tableau suivant résume les champs d’intervention de l’architecte dans le domaine du Bâtiment, selon l’usage des constructions :

GROUPE

USAGE PRINCIPAL

CONCEPTEUR

DIRECTEUR DES TRAVAUX

DIRECTEUR DE L’EXÉCUTION DES TRAVAUX

A

Administratif
Sanitaire
Religieux
Résidentiel
Enseignement
Culturel

Architecte

Architecte

Architecte


B

Aéronautique
Energie
Hydraulique
Minier
Forestier
Industriel

Ingénieur ou Architecte (selon les dispositions légales en vigueur et la spécialité de chacun)

Ingénieur ou Architecte (selon les dispositions légales en vigueur et la spécialité de chacun)

Architecte ou Ingénieur

C

Non compris dans les groupes A et B

Architecte ou Ingénieur (selon les dispositions légales en vigueur et la spécialité de chacun)

Il convient de noter que cette répartition des domaines d'intervention est issue de la loi espagnole "LOE" dont on parlera dans d'autres chapitres car elle nous paraît explicite, d'autant plus que dans beaucoup de pays, dont la France et le Maroc, pour ne citer qu'eux, ne régulent pas ces domaines d'intervention.

Par ailleurs, au sein même de cette catégorie de professionnels, l'expérience pratique nous a enseigné qu’il y a au moins 3 types de profils :

-       Ceux doués dans la conception ; inspiré, créatif et obsédé par les formes et l'occupation de l'espace ; 
-   Ceux qui démontrent une certaine efficacité dans le suivi des chantiers ; toujours là, capables de résoudre les problèmes pratiques de chantier sur place et faisant preuve de souplesse et d'adaptation (si un matériau désigné pour faire un motif n'est pas disponible, on choisit un autre, etc.) ;
-       Ceux qui excellent dans les présentations 3D, les maquettes, etc. et qui n’ont probablement jamais mis les pieds sur un chantier. Avec l'aide des ordinateurs et de logiciels de modélisation sophistiqués, ils ont de beaux jours devant eux, mais il faudrait avoir les pieds sur terre aussi !

Dans ce cadre, en Espagne il existe la figure d’architecte technique (ou aparejador) qui répond parfaitement aux exigences du 2e profil (homme de chantier et de terrain).

Et vous, cher lecteur-architecte, dans quelle catégorie vous situez-vous ?.  

Ci-joint un lien illustrant les architectes du 1er groupe mentionné, il s'agit de la "Ice house", pour le concours d'architecture organisé par la NASA pour la maison humaine sur la planète Mars (article de J.M. Bourgoin - paru dans le Journal de Montréal, 1/10/2015).
Enfin, il nous paraît essentiel de signaler que la profession d'architecte est suffisamment bien organisée au sein d'une instance, l'Ordre National des Architectes dans la plupart des pays Africains et Européens, ce qui fait leur force (à l'heure de décrocher des contrats, par exemple, il existe des barèmes pour les honoraires, etc.) par contre, celles des ingénieurs ne l'est pas tout à fait, peut être à cause de la multitude de spécialités et des branches d'ingénierie, ce qui a un impact direct sur la négociation des contrats, fixation d'honoraires, etc. Nous reviendrons sur cette question qui tient à cœur (et avec raison !) beaucoup de nos collègues ingénieurs dans le domaine du Bâtiment notamment.    

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